Bilan du 1er trimestre 2016

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Le mot du secrétaire

Se taire : c’est évidemment ne pas dire.

Connaître la vérité : c’est savoir.

Se taire quand on connaît la vérité : c’est un mensonge par omission.

Deux ans que l’on réorganise tout, deux ans que des audits sont en cours afin de mieux revoir les directions. Les dossiers sont nombreux et les groupes de travail innombrables.

L’UNSA joue le jeu : nous participons et faisons en sorte que la parole des agents soit entendue. Bien sûr, certains chantiers étaient indispensables mais laisser croire que rien n’était bon : c’est mentir. Les agents peuvent être fiers du travail d’hier (avant 2014) et de celui effectué aujourd’hui, la qualité du service public a toujours été au cœur de leur préoccupation, malgré les dysfonctionnements du passé mais aussi ceux du présent.

Il est maintenant grand temps, que les futurs dossiers concernent les souhaits du personnel et non plus uniquement les souhaits de la Direction Générale :

  • Les CAP : justes et conséquentes
  • Réalignement des primes CDA/Ville de Pau/CCAS
  • Embauche des Emplois d’Avenir
  • Rééquilibrage des effectifs
  • Prise en compte de la pénibilité dans certains services
  • CAT B (revalorisation du RI)
  • etc… (voir nos revendications de la grève du 12 janvier 2016)

Monsieur le Maire-Président s’est engagé, lors des vœux pour l’année 2016, à répondre favorablement à l’ensemble des revendications. Si rien ne devait s’engager ce SEMESTRE, nous en tirerions les conséquences et reviendrions vers vous afin d’envisager les mesures à prendre.

Non! La paix sociale n’est pas revenue, un beau discours est insuffisant. Il faudra des actes forts de la part de M. Le Maire-Président.

J’ai remarqué, depuis déjà un certain temps, que s’instaure à la ville de Pau et à la CDA, un nouveau style de management : le très très très directif et cela m’inquiète pour plusieurs raisons :

  • D’abord, les premiers impactés sont les catégories A : ils subissent une pression de plus en plus pesante. C’est trop facile de leur donner une feuille de route mais de leur enlever le GPS ou de leur reprocher de ne pas faire ce qu’il faut sans leur avoir dit comment il faut le faire. Si les règles changent, il faut qu’ils le sachent et qu’on leur donne le nouveau mode d’emploi !

Certes certains d’entre eux, appliquent à la lettre le même management à leurs collaborateurs, mais se demandent-ils comment ils réagiraient, s’ils en sont plus tard les victimes.

  • Ensuite les catégories B : déjà méprisées par Paris, avec des perspectives de carrière déprimantes, elles sont aussi oubliées par Pau. Qu’attend-t-on pour réévaluer leur régime indemnitaire indécent ?
  • Ensuite, et cela est valable pour toutes les catégories : il me paraît regrettable que pour certains postes, on recherche soit un A ou un B, soit un B ou un C, cela revient à dévaloriser toutes les catégories et/ou à rémunérer au rabais des agents.
  • Enfin les catégories C : trop nombreux nous dit-on ! Et on rajoute : mal organisés, un peu feignants, un peu voleurs voire même alcooliques pour certains d’entre eux et en plus, ils coûtent cher. Du coup, il faut leur apprendre comment travailler, comment penser, comment parler, et s’ils ne sont pas contents ils peuvent changer de postes (Oups! C’est le privé dans toute sa splendeur).

J’espère me tromper, en faisant ce constat et qu’en réalité, bientôt, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes, promesse des élus et de la direction générale. Mais ce que je constate de plus en plus, en allant à votre rencontre, c’est de la démotivation, de la frustration et des gens qui n’ont même plus le temps de se parler ou de communiquer. A force de nous assener que nous coûtons trop cher et qu’il faut économiser partout, on finit par le croire et la force d’indignation s’estompe chez la plupart d’entre vous. Je n’ai, en tout cas, pas l’impression que tout le monde fasse attention à l’argent public. Alors pour exiger : il faut être exemplaire.

Soyons optimiste, avant la fin de l’année une grosse partie des revendications seront satisfaites et enfin nous saurons s’il fallait vraiment en passer par là.

Je souhaite simplement que personne n’ait essayé de nous balader sinon Mai et Juin seront mouvementés.

A très bientôt…..

Yves Urieta

Télécharger le bulletin complet du 1er trimestre 2016

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