Lettre ouverte adressée à Monsieur le Maire-Président

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Monsieur le Maire-Président,

L’UNSA a quitté le Comité Technique du 3 mai 2018 dès le deuxième dossier pour les raisons suivantes :

A l’issue des discussions, Monsieur le Président a fait une intervention nous signifiant que nos remarques étaient hors sujet car trop dans le détail et pas assez sur la vision globale des réorganisations.

Si pour Monsieur le Président être dans le détail c’est :

      • Défendre les intérêts du personnel

      • Parler des conditions de travail des agents

      • Parler de la qualité du service public

      • Interpeller sur la baisse préoccupante des effectifs

      • S’inquiéter des externalisations en forte augmentation

      • S’inquiéter de la souffrance au travail toutes catégories confondues

Alors oui, l’UNSA est dans le détail et continuera de l’être !

N’est-ce pas cela que l’on attend d’un syndicat responsable ?

D’aventures en aventures, de réorganisations en réorganisations, la collectivité nous demande de nous prononcer,depuis déjà plusieurs CT, sur de sempiternelles réorganisations bien éloignées des réelles préoccupations du personnel dont nous sommes les représentants.

La collectivité veut nous faire valider le fait qu’ une réorganisation idéale il y a 6 mois ne l’est plus aujourd’hui et que celle proposée aujourd’hui est la meilleure. Mais qu’en sera-t’il dans 6 mois ?

L’UNSA vous demande donc une entrevue rapidement, car le climat social l’exige, afin d’aborder les sujets suivants concernant les effectifs et le maintien du service public. Malgré les beaux discours indiquant le bien-fondé du travail en régie, force est de constater que sur le terrain, la réalité est toute autre.

      • Service mécanique : 6 agents en moins. Ce service n’est donc plus en capacité d’assumer ses missions, pour preuve le nombre de véhicules en attente de réparation. Au vu de ce constat, il est légitime de s’interroger sur le devenir de ce service en régie. Il en est malheureusement de même pour beaucoup d’autres ateliers des services techniques.

      • On discute déjà, au sein du service éclairage public, d’une possible privatisation de l’éclairage du coeur de ville ainsi que des illuminations de noël.

      • La cuisine centrale partirait en SPL en 2019.

      • Disparition du service déménagement.

      • Nettoyage du stade du Hameau confié au privé.

      • Inversion de la pyramide des catégories. Il ne faut pas créer une armée mexicaine dans nos collectivités.

      • Conformément aux engagements de 2016, intégration des CAE dans les conditions déjà discutées.

On pourrait trouver bien d’autres exemples de difficultés de fonctionnement. L’appel de plus en plus fréquent aux entreprises privées pour effectuer des missions que nous ne sommes plus en mesure d’honorer, par manque d’effectif, en est la preuve évidente.

      • Les effectifs doivent être revus à la hausse.

      • Le personnel administratif est lui aussi largement impacté. C’est d’ailleurs une des raisons de toutes ces réorganisations, car pour palier au manque d’effectif, on leur demande de mutualiser leurs compétences, au détriment de la qualité de leur travail mais aussi de leur santé.

      • L’encadrement est lui aussi mis à rude épreuve, car bien souvent sous pression d’ objectifs difficiles à atteindre. Leur rôle n’est plus d’organiser mais seulement d’appliquer les directives.

      • Les moyens donnés à la culture, en baisse drastique, interrogent également quant à la qualité du service rendu. Veut-on garder une offre culturelle riche au service de nos usagers ?

La liste n’est malheureusement pas exhaustive et il est urgent que nous connaissions votre avis sur ce constat ainsi que sur les solutions à apporter.

Nous ne souhaitons pas attiser les peurs mais les agents sont désabusés et, comme nous, veulent des réponses précises.

Bien syndicalement

Le Bureau UNSA

Même si cela surprend la collectivité, nos directions et éventuellement certains collègues, notre unique préoccupation est d’être à l’écoute et au service des agents et non d’accompagner aveuglément l’exécutif.

D’habitude, nous ne sommes pas partisans de la politique de la chaise vide, mais quand le respect, dû à des représentants élus du personnel, est bafoué nous nous devions d’avoir un geste fort, afin que vos revendications soient enfin prises en compte.

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